Harun Yahya


Chapitre 2: La Vie Du Prophète Ibrahim



Ibrahim n'était ni Juif ni Chrétien; Mais il était un pur monothéiste qui n'adorait qu'Allah seul, entièrement soumis à Allah. Et il n'était pas du nombre des idolâtres. Certes, les hommes les plus dignes de se réclamer d'Ibrahim sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce prophète-ci et ceux qui ont cru. Et Allah est le protecteur des croyants. (Sourate Ali 'Imran: 67-68)

Lenten du parler de la révélation divine, et ainsi tousont eu vent du déluge. Malheureusement, comme les gens ont tourné le dos aux commandements divins, les détails concernant le délu ge furent plusieurs fois modifiés, pour donner naissance à des légendes et des mythes.

La seule source ayant conservé en toute intégrité la véritable histoire de Nuh et du peuple qui l'avait rejeté est le Coran, qui est par ailleurs l'unique révéla- tion divine demeurant inaltérée.

Mésopotamie

Au temps du Prophète Ibrahim, les religions polythéistes étaient dominantes en Mésopotamie. Le dieu-Lune, "Sin", était l'une des plus importantes divinités. Les gens fabriquaient des statues de ces dieux et les adoraient. Ci-contre nous voyons des statues de Sin. Le croissant de lune apparaît nettement sur la poitrine de la statue.


Le Coran nous fournit des informations correctes non seulement sur le déluge de Nuh, mais aussi sur d'autres événements historiques et peuples. Dans les pages suivantes, nous passerons en revue ces récits véridiques. e Prophète Ibrahim (Abraham) est souvent cité dans le Coran et Allah le place en avant comme exemple pour les gens. Il a transmis le message d'Allah à son peuple qui adorait des idoles, et il les a avertis afin qu'ils se mettent à craindre Allah. Mais non seulement il ne fut pas écouté mais, pire encore, il fut harcelé. Lorsque l'oppression s'accrut, Ibrahim et sa femme durent chercher refuge ailleurs, ainsi que probablement le Prophète Loth et quelques autres croyants.

Ibrahim était de ladescendance de Nuh. Allah établit dans le Coran aussi qu'il a suivi la voie de Nuh:

Paix et salut sur Nuh dans tout l'univers! Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants. Il était, certes, un de Nos serviteurs croyants. Ensuite Nous avons noyé les autres. Du nombre de ses disciples il y avait, certes, Ibrahim. (Sourate As-Saffat: 79-83)

Au temps du Prophète Ibrahim, nombreux étaient les gens de Mésopotamie, ainsi que d'Anatolie Centrale et Orientale, qui adoraient les cieux et les étoiles. Leur plus importante divinité s'appelait "Sin", le dieu-Lune. Il était personnifié sous la forme d'un humain portant une longue barbe, portant un long vêtement où figurait un croissant de lune. De plus, ces gens-là réalisaient des figures en relief ainsi que des sculptures de leurs divinités, et ils se livraient à leur adoration. C'était un système de croyances très répandu, qui trouvait au Proche-Orient un terreau fertile, et qui s'est pour cette raison maintenu fort longtemps. Les habitants de cette région ont observé ce culte jusqu'à environ 600 ans avant Jésus-Christ. Comme conséquence de cette façon de voir les choses, certaines constructions appelées "ziggourats", faisant office à la fois d'observatoires et de temples, furent construites dans cette partie du monde, depuis la Mésopotamie jusque loin à l'intérieur de l'Anatolie; certains dieux, notamment le dieu-Lune "Sin", y étaient adorés.12

Cette attitude religieuse, révélée par de récentes découvertes archéologiques, était pourtant déjà mentionnée dans le Coran, où il est dit qu'Ibrahim rejeta l'adoration de ces divinités pour se tourner exclusivement vers Allah, le seul vrai Dieu. Dans le Coran, le comportement d'Ibrahim est ainsi exposé:

temps

Et rappelle quand Ibrahim dit à Azar, son père: "Prends-tu des idoles comme divinités? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement évident!" Ainsi avons-Nous montré à Ibrahim le royaume des cieux et de la terre, afin qu'il fût de ceux qui croient avec conviction. Quand la nuit l'enveloppa, il observa une étoile et dit: "Voilà mon Seigneur!" Puis, lorsqu'elle disparut, il dit: "Je n'aime pas les choses qui disparaissent." Lorsque ensuite il observa la Lune se levant, il dit: "Voilà mon Seigneur!" puis, lorsqu'elle disparut, il dit: "Si mon Seigneur ne me guide pas, je serai certes du nombre des gens égarés." Lorsque ensuite il observa le Soleil se levant, il dit: "Voilà mon Seigneur! Celui-ci est plus grand." Puis lorsque le Soleil disparut, il dit: "Ô mon peuple, je désavoue tout ce que vous associez à Allah. J'ai orienté toute mon adoration vers Celui qui a créé à partir du néant les cieux et la Terre , en pur monothéiste , et je ne fais pas partie des associateurs." (Sourate Al-An'am: 74-79)

Dans le Coran, le lieu de naissance d'Ibrahim, ainsi que la région où il a vécu, ne sont pas précisés en détail. Mais il est indiqué qu'Ibrahim et Loth ont été proches l'un de l'autre et furent donc contemporains, du fait que les anges envoyés auprès du peuple de Loth sont venus rencontrer Ibrahim, annonçant à sa femme la bonne nouvelle de la venue prochaine d'un enfant, avant d'aller rejoindre Loth.

Un point important relatif à Ibrahim, évoqué dans le Coran, et non mentionné dans l'Ancien Testament, est la construction de la Ka'bah. Dans le Coran, il nous est dit que la Ka'bah a été construite par Ibrahim et son fils Ismail. Aujourd'hui, la seule chose connue par les historiens à propos de la Ka'bah est qu'elle constitue un lieu sacré depuis des temps très anciens. L'introduction d'idoles à l'intérieur de la Ka'bah durant l'Age de l'Ignorance préalablement à la venue de Muhammad (pssl), est une conséquence de la dégénérescence et de la distorsion de la religion divine révélée autrefois à Ibrahim.

Ziggurat

Les ziggourats, utilisés à la fois comme temples et comme observatoires astronomiques, étaient des constructions édifiées à l'aide des techniques les plus avancées de l'époque. Les étoiles, la Lune et le Soleil étaient les principaux objets d'adoration, et par conséquent le ciel jouait un rôle important. Cidessus, à droite et ci-dessous sont représentées les plus importantes ziggourats de Mésopotamie.


Le lieu de naissance d'Ibrahim selon
l'Ancien Testament



L'emplacement de la région natale d'Ibrahim a toujours été l'objet de controverses; alors que Juifs et Chrétiens disent qu'Ibrahim est né au sud de la Mésopotamie, la conception dominante dans le monde islamique est qu'il serait né vers Urfa-Harran. Certaines découvertes récentes montrent que la thèse judéo-chrétienne ne reflète pas entièrement la vérité.

Juifs et Chrétiens se fondent sur l'Ancien Testament dans leurs affirmations, parce qu'il y est dit qu'Ibrahim est né dans la cité d'Ur, au sud de la Mésopotamie. Après qu'Ibrahim eut grandi dans cette cité, il est écrit qu'il est parti pour l'Égypte, où il est arrivé après avoir traversé la région de Harran en Turquie.

Cependant, un manuscrit de l'Ancien Testament récemment découvert a jeté de sérieux doutes sur la validité de cette information. Dans ce manuscrit grec remontant au 3ème siècle avant Jésus-Christ, et qui est considéré comme étant la plus ancienne copie de l'Ancien Testament trouvée à ce jour, "Ur" n'est jamais mentionnée. Aujourd'hui, de nombreux chercheurs spécialistes de l'Ancien Testament affirment que le mot "Ur" est inexact ou constitue un ajout ultérieur. Ceci implique qu'Ibrahim ne serait pas né dans la cité d'Ur et ne serait peut-être jamais allé de sa vie en Mésopotamie.

Par ailleurs, les noms de certains lieux, ainsi que les régions qui y sont attachées, peuvent changer au cours de l'histoire. Ainsi de nos jours, les plaines de Mésopotamie font généralement référence au sud de l'Irak, à la zone comprise entre les fleuves Tigre et Euphrate. Pourtant, il y a 2000 ans, le terme Mésopotamie désignait une région située bien plus au nord, pouvant même aller jusqu'à Harran, et comprenant une partie de l'actuel territoire turc. Par conséquent, même si nous considérons que l'expression "plaines mésopotamiennes" dans l'Ancien Testament est exacte, il serait faux de croire que la Mésopotamie d'hier et celle d'aujourd'hui ont exactement le même emplacement géographique.

Si de sérieux doutes existent concernant le lieu de naissance d'Ibrahim, il y a généralement accord sur le fait qu'Ibrahim a vécu dans la région de Harran. De plus, une brève recherche effectuée dans l'Ancien Testament lui-même fournit des informations venant étayer le point de vue selon lequel Harran serait le lieu de naissance d'Ibrahim. Par exemple, la région de Harran y est appelée "la région d'Aram" (Genèse, 11: 31 et 28: 10). Il est spécifié que les gens issus de la famille d'Ibrahim sont "fils d'un Arami" (Deutéronome, 26: 5) L'identification d'Ibrahim en tant qu'Arami montre qu'il a passé sa vie dans cette région.

Dans les sources islamiques, il apparaît clairement qu'Ibrahim est né près de Harran et d'Urfa. À Urfa, qui est surnommée "la cité des prophètes", il existe de nombreux récits et légendes relatifs à Ibrahim.


Pourquoi l'Ancien Testament a-t-il été altéré?



Dans le Coran, Ibrahim est envoyé vers son peuple idolâtre en qualité de messager. Ce peuple adore les cieux, les étoiles, la Lune et diverses idoles. Il s'oppose à eux, tente de les détourner de leurs superstitions et inévitablement il déclenche leur colère, y compris celle de son propre père.

Au contraire, dans l'Ancien Testament, aucun de ces événements n'est mentionné, pas plus que la destruction des idoles par Ibrahim et son châtiment par le feu. Ibrahim y est généralement décrit comme étant l'ancêtre des Juifs, et il est évident que ce point de vue a été mis en avant par les chefs de la communauté juive cherchant à placer sur le devant de la scène le concept de "race". Les Juifs considèrent qu'ils sont un peuple éternellement choisi par Dieu, bénéficiant ainsi d'une supériorité par rapport aux autres peuples. Ils ont délibérément altéré leur Livre divin, en y faisant des ajouts et des suppressions pour qu'il devienne conforme à leurs croyances. C'est pourquoi Ibrahim est simplement dépeint sous l'identité d'un patriarche juif dans l'Ancien Testament.

Les Chrétiens, qui croient aussi dans l'Ancien Testament, pensent qu'Ibrahim est l'ancêtre des Juifs, à une différence près cependant: selon eux, Ibrahim n'est pas un Juif mais un Chrétien. Les Chrétiens, qui n'attachent pas la même importance que les Juifs au concept de race, ont adopté ce point de vue et c'est là l'une des causes du désaccord et de la lutte entre les deux religions. Allah explique dans le Coran leur animosité réciproque:

Ô gens du livre! Pourquoi discutez-vous au sujet d'Ibrahim, alors que la Torah et l'Évangile ne sont descendus qu'après lui? Ne raisonnez-vous donc pas? Vous avez bel et bien discuté à propos d'une chose dont vous avez connaissance. Mais pourquoi discutez-vous de choses dont vous n'avez pas connaissance? Or Allah sait, tandis que vous ne savez pas. Ibrahim n'était ni juif ni chrétien; mais il était un pur monothéiste qui n'adorait qu'Allah Seul, entièrement soumis à Allah. Et il n'était pas du nombre des idolâtres. Certes, les hommes les plus dignes de se réclamer d'Ibrahim sont ceux qui l'ont suivi, ainsi que ce prophète-ci et ceux qui ont cru. Et Allah est le protecteur des croyants. (Sourate Ali-'Imran: 65-68)

Dans le Coran, très éloigné de ces polémiques stériles, Ibrahim est un homme qui a averti ses concitoyens afin qu'ils craignent Allah et qui a œuvré jusqu'au bout pour qu'ils reviennent de leurs déviations. Dès sa jeunesse, il s'est dressé contre leurs pratiques idolâtres:

Et Ibrahim, quand il dit à son peuple: "Adorez Allah, et craignez-Le: cela vous est bien meilleur si vous saviez." (Sourate al-Ankabut: 16)

Et eux ont réagi en essayant de le tuer. Allah indique ce fait dans la sourate al-Ankabut:

Son peuple ne fît d'autre réponse que: "Tuez-le ou brûlez-le." Mais Allah le sauva du feu. C'est bien là des signes pour des gens qui croient. (Sourate al-Ankabut: 24)

Ayant échappé à la méchanceté de son peuple, Ibrahim a finalement émigré:

Ils voulaient ruser contre lui, mais ce sont eux que Nous rendîmes les plus grands perdants. (Sourate al-Anbiya: 70)

Je me sépare de vous, ainsi que de ce que vous indiquez, en dehors d'Allah, et j'invoquerai mon Seigneur. J'espère ne pas être malheureux dans mon appel à mon Seigneur. (Sourate Maryam: 48)

 


Références



12. Everett C. Blake, Anna G. Edmonds, Biblical Sites in Turkey, İstanbul: Redhouse Press, 1977, s. 13.

Les chapitres du livre

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