Harun Yahya

La Religion Et La Science Sont Toujours En Accord



Les matérialistes, tentant de masquer leur défaite par la science, ont souvent recours à différentes méthodes de propagande. La plus importante est le cliché du "conflit entre la science et la religion", employée couramment par les publications matérialistes. Ces sources traitent d'histoires fictives, en suggérant qu'à travers l'histoire la religion a toujours été contre la science, et que la science ne peut progresser que si la religion est éliminée.

Un coup d'œil rapide à l'histoire de la science sera cependant suffisant pour exposer la fausseté de cette affirmation.

Quand on regarde l'histoire de l'Islam, on voit que la science fut introduite au Moyen-Orient en même temps que le Coran. Les Arabes pré-islamiques croyaient en toutes sortes de superstitions et ouï-dire, et ne faisaient aucune recherche sur l'univers ou la nature. Avec l'Islam, cette communauté s’est civilisée. Elle a commencé à acquérir des connaissances de haute valeur sur la base des commandements du Coran et à examiner le monde autour d'elle. Pas seulement les Arabes, mais d'autres nations, comme les Iraniens, les Turcs et les Nord-africains, se sont aussi éclairés après avoir embrassé l'Islam. L'utilisation de la raison et de l'observation ordonnée par le Coran a donné naissance à une grande civilisation aux 9ème et 10ème siècles. De nombreux savants musulmans vivant à cette période ont fait des découvertes significatives dans un certain nombre de disciplines, comme l'astronomie, les mathématiques, la géométrie et la médecine.

L'importance donnée au savoir en Islam est également évidente dans les traditions (hadiths) du Prophète de l’Islam (pbsl). Il existe de nombreux hadiths encourageant les musulmans à rechercher le savoir et à le propager. En voici certains :

Celui qui chemine sur une voie à la poursuite du savoir, Dieu lui fait suivre une voie vers le jardin (le paradis)… Les savants sont les héritiers des prophètes, car les prophètes n'ont pas laissé derrière eux un héritage de richesses mais de savoir. Donc quiconque participe à cela en tire un bénéfice abondant.44

Un croyant n'est jamais rassasié de savoir ; il essaye d'en acquérir jusqu'à sa mort et son entrée au paradis.45

On raconte que le Prophète (pbsl) avait l'habitude de dire après la prière de l'aube : "O Dieu, je Te demande des connaissances bénéfiques, des actions acceptables et de bonnes provisions."46

Jouant un rôle important dans le transfert des connaissances scientifiques en Europe, et ayant produit de nombreux savants musulmans à elle seule, l'Andalousie a été un creuset pour des découvertes révolutionnaires et des progrès scientifiques, particulièrement dans le domaine de la médecine. Les médecins musulmans ne se spécialisaient pas dans un seul domaine, ils entreprenaient des études sur de nombreux sujets, y compris la pharmacologie, la chirurgie, l'ophtalmologie, la gynécologie, la physiologie, la bactériologie et l'hygiène. Un des médecins andalous les plus réputés était Ibn Juljul (?-992) : il a fait des études approfondies sur les herbes médicinales, et produit des ouvrages sur l'histoire de la médecine et les herbes médicinales. Un autre médecin distingué de l'époque était

Abu Ja'far Ibn al-Jazzar (?-1009) de Tunisie : il a maîtrisé la science de la thérapie par les drogues pour le traitement de symptômes et maladies spécifiques et produit plus de 30 livres. Abd al-Latif al-Baghdadi (1162-1231) est connu pour ses études en anatomie. Il a corrigé les erreurs faites dans le passé dans les études anatomiques de certains os du corps, comme la mâchoire et les os de la poitrine. Le livre de Baghdadi, Al-Ifade ve'l Itibar, a été republié en 1788 et traduit en latin, en allemand et en français. Son livre Makalatun fi'l Havas traite des cinq sens.







Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Dieu. Dieu est, certes, puissant et pardonneur. (Coran, 35 : 28)

Dieu atteste, et aussi les anges et les doués de science, qu'il n'y a point de divinité à part Lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage ! (Coran, 3 : 18)







Les anatomistes musulmans ont déterminé correctement le nombre d'os dans le crâne humain, et découvert l'existence des trois osselets de l'oreille. Un des principaux savants musulmans travaillant en anatomie était Ibn Sina (980-1037), connu sous le nom d'Avicenne en Occident. Instruit en littérature, en mathématique, en géométrie, en physique, en sciences naturelles, en philosophie et en logique, dans sa jeunesse Ibn Sina n'était pas seulement connu en Orient mais aussi en Occident. Son ouvrage le plus populaire, al-Qanun fi al-Tibb, connu comme le "Canon" en Occident, a été écrit en arabe, et après sa traduction en latin au 12ème siècle, il est devenu le manuel des écoles en Europe jusqu'au 17ème siècle. Le Canon traite de maladies et de drogues de manière systématique. A côté de cela, Ibn Sina a écrit plus de 100 livres sur la philosophie et les sciences naturelles. Une part significative des connaissances médicales inclues dans le Canon est toujours acceptée de nos jours.

beyruni, monde
Al-Biruni était un scientifique musulman du 11ème siècle. Il savait que la terre tournait autour de son propre axe 600 ans avant Galilée, et il détermina la circonférence de la terre 700 ans avant Newton.


Zakariya Qazwini a énuméré les nombreuses croyances erronées concernant le cœur et le cerveau et qui avaient été enseignées depuis Aristote. Les faits qu'il a fournis sur le cerveau et le cœur sont très proches de notre savoir actuel.

Les ouvrages d'anatomie de Zakariya Qazwini, Hamdullah al-Mustaufi al-Qazwini (1281-1350), et Ibn al-Nafis, ont posé les fondations de la médecine moderne. Ces savants ont démontré, dès le 13ème et 14ème siècles, les relations entre le cœur et les poumons, que les artères transportent du sang oxygéné, et que les veines transportent du sang désoxygéné, que le sang est oxygéné dans les poumons, et que le sang oxygéné qui retourne au cœur est transporté au cerveau et à d'autres organes du corps via l'aorte.

Le premier livre de l'ouvrage en trois volumes de Ali Bin Isa (?-1038) sur les maladies ophtalmologiques, intitulé Tadhkiratou-l-Kahhaline fi-l-Ayni wa Amraadhi-haTezkiratu'l, est entièrement dévoué à l'anatomie de l'œil et inclut des informations très détaillées. L'ouvrage fut traduit en latin et en allemand.

Mohammed ibn Zakariyya ar Razi (Rhazes) (865-925), Burhan al-din Nafis (?-1438), Isma'il Jurjani (?-1136), Qutb al-Din al-Shirazi (1236-1310), Mansur ibn Mohammed, Abu al-Qasim al-Zahrawi (Albucasis) sont quelques-uns des savants musulmans réputés pour leurs études en astronomie, en mathématique, en médecine et en anatomie.

Par ailleurs, de nombreux savants musulmans ont apporté de grandes contributions à des disciplines autres que la médecine et l'anatomie. Par exemple, al-Biruni savait que la Terre tourne autour de son propre axe, 600 ans avant Galilée, et il a déterminé la circonférence terrestre 700 ans avant Newton. Ali Kuscu, un scientifique du 15ème siècle, a été le premier à faire une carte de la Lune, et une région de la Lune porte son nom. Thabit ibn Qurrah (Thebit), qui vivait au 9ème siècle, a inventé le calcul différentiel des siècles avant Newton. Battani, un scientifique du 10ème siècle, est le premier développeur de la trigonométrie. Abul Wafa Muhammad al-Buzjani a introduit les termes de "sécante-cosécante" pour la première fois en trigonométrie. Al-Khwarizmi a écrit le premier livre d'algèbre au 9ème siècle. Al-Maghribia inventé l'équation connue aujourd'hui sous le nom de triangle de Pascal, quelques 600 ans avant Pascal.Ibn al-Haitham (Alhazen), qui vivait au 11ème siècle, est le fondateur de l'optique. Roger Bacon et Kepler ont utilisé ses travaux, et Galilée a inventé le télescope en s'y référant. Al-Kindi (Alkindus) a introduit la physique relative et la théorie de la relativité environ 1.100 ans avant Einstein.Shams al-din, qui a vécu 400 ans avant Pasteur, a été le premier à découvrir l'existence des germes microbiens, tandis que Ali ibn al-Abbas, 10ème siècle, a été le premier à faire de la chirurgie cancéreuse. Dans le même siècle,Ibn el Jessara introduit les raisons et les méthodes du traitement de la lèpre. Ces savants musulmans, dont on n'a cité ici que quelques exemples, ont fait des découvertes importantes qui ont posé les fondations de la science moderne.

ali kuşçu, mois
Ali Kuscu, un scientifique du 5ème siècle, fut le premier à réaliser une carte de la Lune, et une région de la Lune a été nommée en son nom.


Quand on regarde la civilisation occidentale, on s'aperçoit que l'avènement de la science moderne a coïncidé avec la foi en Dieu. Le 17ème siècle, connu sous le nom d'"âge de la révolution scientifique", foisonne de savants dont le principal but était l'exploration de l'univers et de la nature que Dieu a créés. Tous les instituts scientifiques établis dans différents pays, comme l'Angleterre et la France, avaient pour principal but de "se rapprocher de Dieu en découvrant Ses lois". Cette tendance a fait son chemin au 18ème siècle. Certains des savants connus pour leur foi en Dieu ont apporté des contributions significatives au monde de la science : c’étaient Newton, Kepler, Copernic, Bacon, Galilée, Pascal, Boyle, Paley et Cuvier, pour n’en nommer que quelques-uns. (Pour plus de détails, cf. le chapitre "Les savants de foi")

Ces savants croyaient en Dieu et faisaient des recherches scientifiques avec une inspiration découlant de leur foi. Une des meilleures indications de cela fut les "Traités de Bridgewater", une série de publications parues en Angleterre au début du 19ème siècle. Un certain nombre de savants menaient des recherches dans des disciplines variées, et définissaient l'objet de leur étude comme étant "les signes de l'harmonie et de l'ordre que Dieu a créés dans l'univers et dans la nature". La méthode employée par ces savants est nommée "théologie naturelle", ce qui signifie "connaître Dieu par la nature".

Il s’agit du livre de William Paley, Natural Theology: Evidences of the Existence and Attributes of the Deity, Collected From the Appearances of Nature (Théologie naturelle : des preuves de l'existence et des attributs divins, rassemblées des apparences de la nature), publié en 1802, qui a été le pionnier des Traités de Bridgewater. Dans ce livre, Paley donne des exemples de conception chez les êtres vivants, révélant des connaissances en anatomie.

En prenant l'ouvrage de Paley comme modèle, un appel a été lancé aux membres de la Royal Society de Londres pour écrire, imprimer et publier un millier de copies d'un ouvrage "sur la puissance, la sagesse et la bonté de Dieu comme elles se manifestent dans la création, illustrant ce travail par tous arguments bien fondés comme, par exemple, la variété et la formation des créatures de Dieu, dans le royaume animal, végétal et minéral ; l'effet de la digestion et par là l'effet de la transformation des nutriments ; la construction de la main de l'homme et une variété infinie d'autres arguments ; ainsi que par les découvertes antiques et modernes dans l'art, les sciences, et toute l'étendue de la littérature moderne".

De nombreux savants ont répondu à cet appel pour explorer les signes de l'existence de Dieu. Les ouvrages produits en conséquence sont les suivants :


(1) ""The Adaptation of External Nature to the Moral and Intellectual Constitution of Man" (L'adaptation de la nature externe à la constitution intellectuelle et morale de l'homme), par Thomas Chalmers (1833)

(2) "Chemistry, Meteorology, and Digestion" (Chimie, météorologie et digestion), par William Prout, M.D. (1834)

(3) "History, Habits, and Instincts of Animals" (Histoire, habitudes et instincts des animaux), par William Kirby (1835)

(4) "The Hand, as Evincing Design" (La main, une conception évidente), par Sir Charles Bell (1837)

(5) "Geology and Mineralogy" (Géologie et minéralogie), par Dean Buckland (1837)

(6) "The Adaptation of External Nature to the Physical Condition of Man" (L'adaptation de la nature externe à la condition physique de l'homme), par J. Kidd, M.D (1837)

(7) "Astronomy and General Physics" (Astronomie et physique générale), par Dr. William Whewell (1839)

(8) "Animal and Vegetable Physiology" (La physiologie animale et végétale), par P.M Roget, M.D (1840)


Les Traités de Bridgewater ne sont qu'un exemple de la rencontre de la religion et de la science. La principale motivation derrière les études scientifiques, conduites à la fois avant et après ces ouvrages, était de connaître l'univers que Dieu a créé, et ainsi de percevoir Sa toute-puissance.

La déviation de la communauté scientifique de sa course initiale a commencé avec la prédominance de la philosophie matérialiste dans la culture occidentale du 19ème siècle, qui a été le résultat de certaines conditions politiques et sociales. Ce processus a trouvé sa pleine expression dans la théorie de l'évolution de Darwin, culminant, en contradiction directe avec le point de vue précédent, en une présentation de la science et de la religion comme deux sources conflictuelles de savoir.

michael denton, natures destiny
Michael Denton


Faisant référence à ce développement, des chercheurs britanniques, Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln firent ce commentaire :

Pour Isaac Newton, un siècle et demi avant Darwin, la science n'était pas séparée de la religion mais, au contraire, était un aspect de la religion, et au bout du compte elle lui était subordonnée… Mais la science à l'époque de Darwin devint exactement cela, en divorçant du contexte dans lequel elle avait précédemment existé et en s'établissant comme un rival absolu, un dépôt alternatif de significations. Par conséquent, la religion et la science ne travaillèrent plus de concert, mais s'opposèrent l'une à l’autre, et l'humanité fut de plus en plus forcée de choisir entre les deux.47

Aujourd'hui, cependant, ce conflit forcé entre la religion et la science se trouve être contraire aux découvertes mêmes de la science. La religion déclare que l'univers a été créé à partir du néant, et la science a trouvé des preuves de ce fait. La religion nous enseigne que les êtres vivants sont créés par Dieu et la science nous a fourni des preuves de cela dans la conception découvertes chez les êtres vivants. Dans son livre, Nature's Destiny (La destinée de la nature), Michael Denton écrit : "La science, qui est depuis des siècles la grande alliée de l'athéisme et du scepticisme, est finalement devenue, en ces derniers jours du second millénaire, ce que Newton et bien d'autres de ses premiers partisans avaient souhaité avec ferveur, à savoir le 'défenseur de la foi anthropocentrique'".48

Cette conclusion atteinte par la science a aidé un nombre grandissant de savants à acquérir une forte croyance en Dieu. Le biochimiste réputé Michael Behe fait référence à ce fait quand il dit : "Accessoirement, les savants qui croient en Dieu ou en une réalité au-delà de la nature sont bien plus courants que ce que les histoires des médias populaires laissent à penser. Il n'y a pas de raison de penser que le chiffre de 90 pourcent de la population qui croit en Dieu soit différent pour les savants."49





scientific american Journal

 



Scientific American Septembre 1999









Confrontés à la conclusion établie par la science, tout ce que peuvent faire les matérialistes est de créer une certaine pression, et de chercher à intimider le reste de la communauté scientifique. En Occident, un savant doit se conformer à certaines attentes afin d'être promu, de recevoir un doctorat quelconque (MD ou Ph D en anglais), ou pour voir ses articles publiés dans les journaux scientifiques. La condition première est d'accepter la théorie de l'évolution sans condition. Pour cette raison, certains savants sont forcés de soutenir des mythes darwinistes qu'ils rejettent en réalité car ne tenant pas compte des signes de la création. Dans un article publié dans le magazine Scientific American (septembre 1999) intitulé "Les savants et la religion en Amérique", Rodney Stark, sociologiste, Université de Washington, souligne la pression imposée aux savants :

Il y a eu 200 ans de marketing martelant qui veut que si vous voulez être une personne scientifique vous devez laisser votre esprit libre des chaînes de la religion. … Dans les universités de recherche, les gens religieux gardent leur bouche fermée. Et les gens irréligieux font de la discrimination. Il y a un système récompensant les gens irréligieux dans les échelons supérieurs.50

Une autre facette du combat systématique engagé par les matérialistes contre la science est la propagande mentionnée précédemment. Au centre de cette propagande se trouvent des devises comme "la religion est en conflit avec la science", ou "la science doit être matérialiste". Voyons maintenant pourquoi ces déclarations sont illogiques et non viables.

La réaction de l'Eglise médiévale contre les savants



Les cercles anti-religieux utilisent couramment les pratiques et les réactions errantes de l'Eglise médiévale comme une arme contre la religion. On dit que l'Eglise a retardé l'Europe et lui a infligé une grande misère. Dans ces efforts se trouve la tentative implicite d'associer l'Eglise médiévale à la religion, et de délivrer le message que "si la religion l'emporte, nous sombrerons dans les ténèbres du Moyen Age". La véritable religion ne se reflète cependant pas dans les pratiques et les réactions de l'Eglise catholique.

inquisition médiévale
L'Eglise catholique, abandonnant la révélation apportée par le Prophète Jésus, adopta certaines pratiques irréligieuses. Même des scientifiques comme Galilée firent face à une réaction féroce de la part de l'Eglise. Cette image représente le procès de Galilée au cours de l'inquisition.


L'Eglise catholique, abandonnant la véritable révélation apportée par le Prophète Jésus, a adopté certaines pratiques irréligieuses. La science a indubitablement souffert aux mains de l'Eglise, laquelle était gouvernée par un clergé servant les intérêts particuliers d'une poignée de personnes, divorçant ainsi complètement de sa source divine. Ce développement historique ne peut cependant pas être attribué à la religion de l'Islam. L'Islam est basé, non sur les superstitions de son clergé, mais sur le Coran qui est la parole de Dieu.

Un exemple significatif, montrant que le fanatisme de l'Eglise catholique n'a rien à voir avec la foi, est la persécution par l’Eglise de savants pieux comme Galilée (les croyances de ces savants seront examinées en détail dans la seconde partie du livre). Cet exemple montre une fois de plus que les pressions exercées par les institutions religieuses sur la science ne sont pas une conséquence de la foi, mais la déformation de la religion.

Les critiques basées sur la Bible et la Torah



Un certain nombre de matérialistes, qui veulent dépeindre la religion et la science comme hostiles l'une vis-à-vis de l'autre, ne citent pas seulement des exemples des pratiques de l'Eglise catholique, mais également des passages spécifiques de la Torah, ou de la Bible, pour démontrer comment ils contredisent les découvertes scientifiques. Pourtant, il y a une vérité qu'ils ignorent ou feignent d'ignorer : la Bible et la Torah sont des textes altérés. Les deux incluent un grand nombre de superstitions produites par l'homme. Par conséquent, c'est un tort de considérer ces livres comme des sources de référence fondamentale à la religion.

Le Coran, d'un autre côté, est la révélation de Dieu. Il n'a été en rien altéré ; pas même une seule lettre n'a été changée. Pour cette raison, il n'y a pas de contradiction ou d'erreur dans le Coran. Tous les faits proclamés par le Coran sont en harmonie avec les découvertes scientifiques. De plus, de nombreux faits scientifiques qui n’ont été découverts que de nos jours étaient annoncés dans le Coran il y a 1400 ans de cela. C'est là un miracle important du Coran, et c'est une des preuves définitives qu'il est la parole de Dieu (certains des faits scientifiques indiqués dans le Coran seront couverts dans les prochains chapitres).

Conscients de cela, les matérialistes, incapables de citer le moindre verset du Coran pour étayer leurs propres arguments, ne citent que la Bible ou la Torah pour s’opposer à la religion.

L'affirmation que "la science doit être matérialiste"



Un autre outil de propagande utilisé par les philosophes matérialistes est le cliché que "seules les études scientifiques comptent, et que celles-ci doivent êtres matérialistes".

En fait, ce n'est rien d'autre qu'un jeu de mots, que l'on reconnaîtra facilement en y réfléchissant un tant soit peu. Il est vrai que la science étudie la matière, mais cela n'implique pas qu'elle doit être matérialiste ; car "étudier la matière" et "être matérialiste" sont des choses très différentes. Quand on étudie la matière, on conclut que cette matière contient un savoir et une conception trop grands pour dériver d'elle-même. On peut apprécier que ce savoir et cette conception aient été créés consciemment par un agent intelligent, bien que nous ne pouvons pas le voir. Considérons, par exemple, une grotte, dont nous ne savons pas si quelqu'un l'a déjà visité avant nous ou non. Si l'on découvre, en y entrant, des dessins impressionnants et magistraux sur les murs de la grotte, on peut alors conclure "qu'un agent intelligent a dû passer ici avant nous, lequel a manifestement produit ces ouvrages". On peut ne jamais voir cet agent intelligent, mais on connaît son existence à partir de ses œuvres.





grotte

 



Si nous voyons, en entrant dans une grotte, des dessins impressionnants et magistraux sur les murs, nous conclurons alors qu'"il a dû y avoir ici un agent intelligent avant nous, qui a réalisé de toute évidence ces oeuvres". Bien que nous n'ayons jamais vu cet agent intelligent, nous connaissons son existence d'après ses oeuvres.









C'est de cette manière que la science étudie la nature, et découvre qu'il y existe un ordre qui ne peut en aucun cas être expliqué par des facteurs matériels, et que cette conception ne peut être que le fait d'une sagesse supramatérielle. En d'autres mots, le monde matériel abonde de signes évidents de la puissance créatrice et de l'autorité de Dieu.

L'approche fanatique et dogmatique des matérialistes



Celui qui souscrit à un certain point de vue est libre de tester si cette idée peut être vérifiée par des faits scientifiques, et de faire des recherches scientifiques dans ce but. Par exemple, une personne peut proclamer que le monde est plat, et conduire des recherches pour soutenir son affirmation. La question importante est la manière dont cette personne évalue les données scientifiques qu'elle accumule. Un scientifique évaluant des résultats scientifiques avec objectivité sera incapable de trouver la moindre preuve indiquant que la terre est plate, et au contraire, il rencontrera beaucoup de preuves que la terre est elliptique. Dans ce cas, ce que doit faire cette personne est d'admettre la vérité sans préjudice, et d'abandonner ses croyances erronées.

La même chose est vraie pour le matérialisme. La science a prouvé que la matière n'est pas un être absolu, mais qu'elle a eu un commencement. De plus, elle a montré qu'il y a une conception formidable dans la nature. Par conséquent, les savants matérialistes étudiant la matière ont vu que leur théorie est inexacte et que la vérité est en réalité diamétralement opposée à leur affirmation. Mais que se passe-t-il en fait ? Les scientifiques matérialistes entretiennent une dévotion aveugle envers le matérialisme, affichant une ténacité étonnante envers leur "croyance". Un généticien d'Harvard, Richard

robert shapiro, matérialisme
Robert Shapiro


Lewontin, un célèbre matérialiste et évolutionniste, excuse son matérialisme dogmatique avec ces paroles :

Ce n'est pas que les méthodes et les institutions de la science nous forcent à accepter une explication matérielle du monde des phénomènes mais qu’au contraire, nous sommes forcés par notre adhésion à priori aux causes matérielles de créer un dispositif de recherches et un ensemble de concepts qui produisent des explications matérielles, même si elles vont à l’encontre de l'intuition ou qu’elles sont déconcertantes pour le non-initié. De plus, ce matérialisme est absolu, alors nous ne pouvons pas permettre une explication divine entrer en scène.51

Ici Lewontin dépeint en fait l'état d'esprit de tous les matérialistes. Comme il le reconnaît, les matérialistes souscrivent d'abord à l'idéologie matérialiste, par-dessus tout, puis cherchent des preuves pour soutenir leur idéologie. C'est-à-dire que le matérialisme n'est pas une conclusion à laquelle les matérialistes sont arrivés via des recherches scientifiques, mais un préjugé qu'ils imposent à la science.

a même idée est enfermée dans les paroles d'un autre évolutionniste. Dans son livre, intitulé Origins: A Skeptic's Guide to Creation of Life on Earth (Les origines : un guide sceptique sur la création de la vie sur terre), le célèbre évolutionniste Robert Shapiro énonce son engagement envers la théorie de l'évolution de cette manière :

A l’avenir, un jour pourrait arriver où toutes les expériences bien fondées de la chimie aboutissent à découvrir qu'elles ont toutes clairement manqué d’établir une origine probable pour la vie. De plus, de nouvelles preuves géologiques pourraient indiquer une apparition soudaine de la vie sur terre. Finalement, on pourrait avoir exploré l'univers et n'avoir trouvé aucune trace de vie, ou de processus menant à la vie, où que ce soit. Dans un tel cas, certains savants pourraient choisir de se tourner vers la religion pour trouver une réponse. D'autres, cependant, y compris moimême, essaieraient de classer les hypothèses scientifiques les moins probables dans l'espoir d'en trouver une plus vraisemblable que les restantes.52

Ici, ce que Shapiro veut dire quand il parle "d'hypothèses scientifiques," c’est en fait des "hypothèses matérialistes". Cette dévotion aveugle envers le matérialisme a mené Shapiro, et des milliers d'autres comme lui, à souscrire à une incrédulité fanatique. Ce qu'ils disent en vérité est, "quelles que soient les preuves présentées, nous ne croirons pas en Dieu".

Il est intéressant de noter que cette obsession n'est pas particulière aux seuls matérialistes actuels. Dans le Coran, Dieu nous a révélé des choses intéressantes sur de telles gens qui ont décidé de rester incrédules. Par exemple, les Egyptiens qui disaient à Moïse qui leur a montré plusieurs miracles :"Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi" (Coran, 7 : 132).Ils avaient la même prédisposition que les matérialistes d'aujourd'hui. Dieu fait référence à ces personnes de cette manière :







Il en est parmi eux qui viennent t'écouter, cependant que Nous avons entouré leurs cœurs de voiles qui les empêchent de comprendre (le Coran), et dans leurs oreilles est une lourdeur. Quand même ils verraient toutes sortes de preuves, ils n'y croiraient pas. Et quand ils viennent disputer avec toi, ceux qui ne croient pas disent alors : "Ce ne sont que des légendes des anciens." (Coran, 6 : 25)

Et ils jurent par Dieu, à grand renfort de serments, que si leur advenait un signe, sûrement ils y croiraient. Dis : "Les signes ne viennent que de Dieu." Qu'est-ce qui vous fait soupçonner que s'il leur advenait, pour autant ils y croiraient ? (Coran, 6 : 109)







hibou, grand dessein
Chaque créature a été créée par Dieu avec une grande harmonie et une conception parfaite. En examinant la conception des plumes d'un hibou, ou en observant son vol majestueux au cours de la nuit, une personne qui utilise sa raison et qui suit sa conscience en arrivera à voir et à honorer la puissance et la connaissance éternelles de Dieu.
perroquet

 


NOTES



44. Al-Kulayni, Usul al-Kafi, i, kitab fadl al-'ilm, bab thawab al-'alim wa al-muta'allim, hadith 1

45. Tirmidhi, 222

46. Tirmidhi, 2487, Ahmad et Ibn Majah, rapporté par Umm Salamah

47. Michael Baigent, Richard Leigh, Henry Lincoln, The Messianic Legacy, Gorgi Books, London:1991, pp. 177-178

48. Michael Denton, Nature's Destiny: How the Laws of Biology Reveal Purpose in the Universe, The New York: The Free Press, 1998, p. 389

49. Michael J.Behe, Darwin's Black Box, New York: Free Press, 1996, p. 239 49

50. Edward J. Larson et Larry Witham, Scientists and Religion in America, Scientific American, septembre 1999, p. 81

51. Richard Lewontin, The Demon-Haunted World, The New York Review of Books, 9 janvier 1997, p. 28

52. Michael J. Behe, Darwin's Black Box, New York: Free Press, 1996, p. 234


 

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