Harun Yahya

Ramadan 2011, 12. jour





 




S'il s'était agi d'un profit facile ou d'un court voyage, ils t'auraient suivi ; mais la distance leur parut longue. Et ils
jureront par Allah: “Si nous avions pu, nous serions sortis en votre compagnie.” Ils se perdent eux-mêmes. Et Allah
sait bien qu'ils mentent.
(Sourate at-Tawbah, 42)






Le Messager d’Allah (pbsl) a dit: "Le Musulman est celui qui ne porte pas atteinte aux Musulmans avec sa langue et sa main. Le croyant est celui auquel les gens font confiance à l’égard de leurs personnes et leurs biens." Rapporté par Boukhâri et Mouslim







 

AL-MUDHHÎK / AL-MUBKI

CELUI QUI APPORTE LE RIRE ET LES LARMES

 

Et que c'est Lui Qui a fait rire et Qui a fait pleurer. (Sourate an-Najm, 43)
 

Les croyants savent que c'est Allah Qui est à l'origine de toutes les situations qu'ils peuvent endurer et sont donc satisfaits de Lui en toutes circonstances, peu importe si celles-ci sont difficiles. Conscient que ce monde est éphémère, ils ne s'attristent d'aucune perte, car ils savent que leur excellence morale sera récompensée dans l'au-delà. Par ailleurs, Allah promet aux croyants dés ce monde la meilleure vie possible.

Ce n'est pas le cas des incroyants qui ne se préoccupent que de cette vie et se croient indépendants vis-à-vis d'Allah. Cette croyance erronée est source de pression pour leurs âmes. En effet, à force de chercher en permanence à obtenir l'approbation des autres et à atteindre des buts terrestres ils sont en proie à la peur et à la perplexité, car il leur faut penser à tout et prendre en compte toutes les situations possibles? Mais les êtres humains sont faibles de nature et ne peuvent supporter un tel fardeau: l'âme de l'homme a été créée pour placer sa foi et sa confiance en Allah. Cette illusion d'autonomie est donc la cause des maux des humains qui, en se détournant d'Allah, ne font de tort qu'à eux-mêmes. Allah nous décrit la punition qui les attend dans ce monde et dans l'autre:
 

Qu'ils rient un peu et qu'ils pleurent beaucoup en récompense de ce qu'ils se sont acquis. (Sourate at-Tawba, 82)
 

Allah punit les incroyants à travers toute situation ou incident qui leur cause du chagrin tandis qu'Il accorde la joie, la tranquillité et la paix aux croyants. Il dissipe les peines des croyants, car Il est leur ami et leur allié. Même s'ils sont confrontés à des difficultés, Il leur donne la patience et la force nécessaires et ne les réduit jamais au désespoir. Les croyants ne pleurent jamais que par déférence, devant la grandeur d'Allah. Promis à la félicité dans ce monde et dans l'autre, ils goûtent la satisfaction décrite dans ces versets:
 

Ceux qui auront cru et accompli de bonnes œuvres se réjouiront dans un jardin. (Sourate ar-Rum, 15)

Les gens du paradis seront, ce jour-là, dans une occupation qui les remplit de bonheur. (Sourate Ya Sin, 55)

O Mes serviteurs ! Vous ne devez avoir aucune crainte aujourd'hui; vous ne serez point affligés, ceux qui croient en Nos signes et sont musulmans, “Entrez au paradis, vous et vos épouses, vous y serez fêtés”. (Sourate az-Zukhruf, 68-70)

Les pieux seront dans des jardins et dans des délices, se réjouissant de ce que leur Seigneur leur aura donné, et leur Seigneur les aura protégés du châtiment de la fournaise. (Sourate at-Tur, 17-18)

 

Dans l'au-delà, croyants et incroyants se distingueront les uns des autres par l'expression de leurs visages:
 

Ce jour-là, il y aura des visages rayonnants, riants et réjouis. De même qu'il y aura, ce jour-là, des visages couverts de poussière, recouverts de ténèbres. Voilà les infidèles, les libertins. (Sourate Abasa, 38-42)
 



 Les batailles au temps de notre Prophète (pbsl) étaient défensives





 

La victoire de l'Empire byzantin
 

On trouve dans le Coran une étonnante prédiction dans les premiers versets de la sourate ar-Rum, qui se réfère à l'Empire byzantin, partie orientale de l'Empire romain. Il y est dit que l'Empire byzantin, qui avait connu une grande défaite, aurait bientôt la victoire.
 

Alif, Lâm, Mîm. Les Byzantins ont été vaincus, dans la contrée voisine, et après leur défaite ils seront les vainqueurs, dans quelques années. La décision finale, aussi bien avant qu'après, appartient à Allah, Qui accorde la victoire à qui Il veut, et ce jour-là les croyants se réjouiront. (Sourate ar-Rum, 1-4)
 

Ces versets furent révélés vers l'an 620 de l'ère chrétienne, près de sept ans après la défaite cinglante infligée par les Perses aux chrétiens de Byzance en 613-14. En fait, Byzance avait alors subi de telles pertes qu'il semblait impossible qu'elle puisse même continuer à exister, et encore moins de connaître de nouveau la victoire. Après avoir défait les Byzantins à Antioche en 613, les Perses prirent le contrôle de Damas, de la Cilicie, de Tarse, de l'Arménie et de Jérusalem. La perte de Jérusalem en 614 était particulièrement traumatisante pour les Byzantins, car l'Eglise du Saint-Sépulcre fut détruite et les Perses s'emparèrent de la "Vraie Croix", symbole de la Chrétienté.1
 









Le bassin de la Mer Morte où les Byzantins furent vaincus par les Perses, (ci-dessus) une photo satellite de la région. Le Lac de Loth qui se trouve dans la région la plus basse du monde, est  à 417 mètres au-dessous du niveau de la mer.





En plus des Perses, les Avars, les Slaves et les Lombards constituaient également de graves menaces pour l'Empire byzantin. Les Avars étaient arrivés jusqu'aux murs de Constantinople. L'empereur byzantin Héraclius avait ordonné de faire fondre l'or et l'argent des églises et d'en faire des pièces de monnaie afin de faire face aux dépenses de l'armée. Quand il s'avéra que c'était insuffisant, des statues de bronze furent également fondues afin de fabriquer plus de pièces de monnaie. De nombreux gouverneurs s'étaient révoltés contre l'empereur Héraclius, et Byzance était au bord de l'effondrement.2 La Mésopotamie, la Cilicie, la Syrie, la Palestine, l'Egypte et l'Arménie, qui avaient auparavant appartenu à Byzance, avaient été envahies par les Perses idolâtres.3
 






A gauche, une photo satellite du bassin de la Mer Morte. Son altitude n'a pu être déterminée que par des mesures techniques modernes. On a découvert grâce à ces mesures que c'était "la région la plus basse de la Terre".




En bref, tout le monde s'attendait à ce que l'Empire byzantin soit anéanti. C'est à ce moment-là que les premiers versets de la sourate ar-Rum ont été révélés, annonçant que Byzance triompherait à nouveau dans quelques années (le mot arabe bid'i veut dire un nombre de trois à neuf, moins de dix). Cette victoire semblait tellement impossible que les polythéistes arabes pensaient que la victoire annoncée dans le Coran n'aurait jamais lieu.

Cependant, comme toutes les autres prédictions du Coran, celle-ci se réalisa. En 622, l'empereur Héraclius gagna un certain nombre de victoires sur les Perses et reconquit l'Arménie. En décembre 627 de l'ère chrétienne, une bataille décisive eut lieu entre Byzance et l'Empire perse, à Ninive, à 50 km à l'est du Tigre, près de Bagdad. Cette fois encore, l'armée byzantine vainquit les Perses. Quelques mois plus tard, ces derniers durent conclure un accord de paix avec Byzance, et furent obligés de rendre les territoires qu'ils avaient pris à l'Empire byzantin.

La victoire de Byzance fut totale lorsque l'empereur Héraclius vainquit le dirigeant perse Chosroês II en 630, qu'il reconquit Jérusalem, et récupéra la "Vraie Croix" pour l'Eglise du Saint Sépulcre.

En fin de compte, la "victoire des Byzantins" annoncée par Allah dans le Coran s'était miraculeusement réalisée dans la période de temps affirmée par le Coran, c'est-à-dire dans "3 à 9 ans".
 








Cette photo montre Jérusalem et le bassin de la Mer Morte.




 
Il est un autre miracle révélé dans ces versets. Il s'agit de l'annonce d'une réalité géographique qui ne pouvait être connue de personne à cette époque: que les Byzantins ont été vaincus dans la région la plus basse de la Terre. Cette expression, adnâ al-ard en arabe, a été interprétée dans la plupart des traductions comme signifiant "le pays voisin". Cependant, ce n'est pas le sens littéral de l'expression, mais plutôt une interprétation au sens figuré. Le mot adnâ en arabe est dérivé du mot dânî qui signifie bas, et ard signifie la Terre. Donc, l'expression adnâ al-ard signifie "l'endroit le plus bas de la Terre".

Certains interprètes du Coran, en considérant la proximité de cette région en question par rapport aux Arabes, préfèrent utiliser le mot "voisin". Cependant, la signification véritable indique un fait géographique très important: le bassin de la Mer Morte, l'une des régions où les Byzantins furent vaincus en 613-14, est la plus basse région de la Terre.

Comme précisé plus haut, le coup le plus terrible porté à l'Empire chrétien de Byzance dans cette défaite, a été la perte de la "Vraie Croix", celle de Jérusalem, située près des rives de la Mer Morte.
 



 
Les batailles entre les Byzantins et les Perses ont eu lieu dans le bassin de la Mer Morte, qui se situe à l'intersection de territoires appartenant à la Syrie, à la Palestine et à la Jordanie. La Mer Morte, située à 417 m sous le niveau de la mer, est le point le plus bas du globe.

L'élément le plus intéressant est que l'altitude basse de la Mer Morte n'a pu être mesurée que grâce aux techniques modernes. Auparavant, il était impossible à quiconque de savoir que c'était la région la plus basse du globe. Pourtant, le Coran l'affirme. C'est encore une preuve que le Coran est une révélation divine.
 

1. "Heraclius", Wikipedia, http://en.wikipedia.org/wiki/Heraclius
2. Warren Treadgold, A History of the Byzantine State and Society (Palo Alto, CA, Stanford University Press, 1997), pp. 287-99.
3. Ibid.

 


 

Etre attentif
 

Comme dit au début, Allah a créé l’univers pour montrer les signes de Sa création. Cependant, les incrédules ne peuvent pas comprendre ce fait puisqu’ils n’ont pas la capacité de "voir" ce but divin. Comme Allah l’exprime: "Ils ont des yeux, mais ne voient pas." (Sourate al-Araf, 179) Avec leur vision matérialiste, ils n’ont pas la sagesse et la compréhension qui leur permettent de saisir cette réalité importante.

Les croyants sont différents de cette catégorie "aveugle", car ils réalisent et acceptent que l’univers entier est créé par Allah avec une certaine sagesse et dans un certain but. Cette croyance est le premier pas de la foi. Quand la foi et la sagesse augmentent en parallèle l’un avec l’autre, ils peuvent identifier chaque détail de la création d’Allah.

Dans la tradition Islamique, le progrès de la foi se fait en trois étapes: ilm-al yakin (être informé), ayn-al yakin (voir), et Hakk-al yakin (pratiquer).

L’exemple de la pluie est donné pour expliquer ces étapes. Il y a trois étapes pour reconnaître qu’il pleut. Dans un premier temps (ilm-al yakin), pendant que quelqu’un est chez lui, les fenêtres fermées, une personne vient de l’extérieur et lui dit qu’il pleut, et il le croit. La deuxième étape, ayn-al yakin, est l’étape de la preuve oculaire. La personne se dirige vers la fenêtre, ouvre les rideaux et s’assure qu’il pleut. A l’étape de hakk-al yakin, il ouvre la porte, sort de la maison et se retrouve "sous" la pluie.

Il faut donc être attentif pour passer de l’étape de ilm-al yakin à l’étape de ayn-al yakin.

Pour voir les signes d’Allah et ne pas être "aveugle" comme les incrédules, il faut un degré important de concentration. Dans le Coran, les croyants sont appelés à observer et à remarquer les signes d’Allah autour d’eux, et cela n’est possible qu’en étant attentif:
 

Voyez-vous donc ce que vous labourez ? Est-ce vous qui le cultivez ? Ou [en] sommes-Nous le cultivateur ? (Sourate al-Waqia, 63-64)

Voyez-vous donc l'eau que vous buvez ? Est-ce vous qui l'avez fait descendre du nuage ? ou [en] sommes-Nous le descendeur ? (Sourate al-Waqia, 68-69)


Allah énonce dans un autre verset que l’aveugle ne peut être l’égal du bien voyant et demande "Ne réfléchissez-vous donc pas ?" (Sourate al An'am, 50)
 

On devrait s’entraîner à reconnaître les signes d’Allah et les garder tout le temps à l’esprit. Autrement, l’esprit commencera à vagabonder, en passant d’un sujet à l’autre, en perdant du temps à réfléchir à des choses inutiles. C’est un type d’inconscience; On ne peut contrôler notre esprit quand on perd notre concentration sur Allah, il serait donc impossible de se concentrer sur un sujet. En réalité, on ne peut pas concevoir la vérité derrière les événements, ni même pouvoir suivre le cours qu’ils prennent. Au contraire, notre esprit est dirigé par des événements qui égarent. On est en permanente "improvisation ", ce qui n’est pas l’attribut des croyants, mais des incrédules.
 

... car quiconque associe à Allah, c'est comme s'il tombait du haut du ciel et que les oiseaux le happaient, ou que le vent le précipitait dans un abîme très profond. (Sourate al-Hajj, 31)
 

Les croyants, d’un autre côté, sont ceux qui dirigent mieux leur esprit afin de percevoir Allah, et qui essayent de mieux servir Sa religion. Ils libèrent leur esprit des pensées vaines, et quand ils sont conscients de l’appel de satan, ils se portent secours eux-mêmes, comme décrit dans le Coran:
 

Ceux qui pratiquent la piété, lorsqu'une suggestion du diable les touche se rappellent du châtiment d’Allah : et les voilà devenus clairvoyants. (Sourate al-A’raf, 201)
 

Par conséquent, les croyants devraient être attentifs à garder leur esprit libre de pensées inutiles, et ne devraient pas perdre le fil de ce qui se passe autour d’eux; ils devraient être tout le temps sur leurs gardes.
 


 

Les caractéristiques surprenantes des papillons
 

Regardez les ailes des papillons sur la photo de droite comme si vous les voyiez pour la première fois. Vous serez sûrement rempli d'admiration devant un tel aspect esthétique, une symétrie sans le moindre défaut, les couleurs et les motifs éblouissants. Maintenant pensez à un vêtement. Supposez que c'est un très beau vêtement de bonne qualité qui a été tissé en s'inspirant des motifs de ces papillons. A quoi penseriez-vous en voyant un tel vêtement dans la vitrine d'un magasin? Sûrement à l'existence d'un artiste, qui aurait dessiné les motifs de ce vêtement, en s'inspirant des ailes d'un papillon, et vous apprécieriez son travail. Dans cette situation, vous apprécierez aussi ce fait: l'art que vous admirez n'appartient pas à la personne qui a dessiné le motif du vêtement, en prenant comme exemple les papillons, mais Allah, Qui est à l'origine des motifs et des couleurs des ailes des papillons. Les ailes colorées des papillons avec leurs motifs merveilleusement variés sont des manifestations somptueuses de l'art d'Allah. Tout comme un motif sur un vêtement n'apparaît pas par hasard, la couleur et la symétrie des motifs des ailes si parfaites n'ont pas pu apparaître suite à des coïncidences.

De plus, les ailes splendides ne sont pas les seules caractéristiques frappantes des papillons. La conception du corps des papillons est aussi parfaite à tous égards. Les papillons se nourrissent en aspirant le nectar des fleurs. La plupart des papillons ont un grand organe appelé trompe qu'ils utilisent pour atteindre le liquide qui se trouve à une certaine profondeur. Cette trompe est une grande langue utilisée pour boire de l'eau ou pour aspirer le nectar des fleurs. Le papillon enroule sa grande langue vers l'intérieur quand il ne l'utilise pas. Cette langue peut mesurer trois fois la longueur de son corps quand elle est déroulée.

Comme les autres insectes, les papillons ont également un squelette qui recouvre la surface externe de leur corps. Ce squelette externe, ou exosquelette, est composé de plaques résistantes connectées par du tissu mou, ce qui le fait ressembler à une sorte d'armure. Le matériau résistant est appelé "chitine". Cette couche se forme suivant un processus très intéressant. Comme on le sait, les chenilles subissent un processus plutôt compliqué appelé métamorphose. La chenille devient tout d'abord une nymphe puis se transforme en papillon. Au cours de cette métamorphose, des changements subtils surviennent dans les ailes, les antennes, les pattes et d'autres parties du corps. Les cellules se trouvant dans différentes zones clés comme les muscles du vol et des ailes se réorganisent également à chaque étape du processus. De plus, au cours de ces changements, pratiquement tous les systèmes du corps – digestif, excrétoire, respiratoire etc… – subissent d'immenses changements.1

Cette diversité dans la conception des papillons, comme dans leurs ailes, appartient à Allah, le Tout-Puissant. Allah est Celui Qui accorde à toutes les créatures les caractéristiques dont elles ont besoin.
 

1.    Florida's Fabulous Butterflies, World Publications, FL, 1999, p.57.
 


 

La sélection naturelle
 

La sélection naturelle, qui est un processus de la nature, était connue des biologistes avant Darwin. Celui-ci l'a définie comme "un mécanisme qui protège les espèces du changement sans être altérées". Il a été le premier à avancer que ce processus avait un pouvoir évolutionniste et donc construit sa théorie entière sur ce postulat. Le titre qu'il a choisi pour son livre illustre bien que la sélection naturelle était la base de sa théorie: L'origine des espèces, par la sélection naturelle.

Cependant, depuis l'époque de Darwin il n'y a pas eu le soupçon d'une preuve que la sélection naturelle entraîne une évolution des êtres vivants. Colin Patterson, le paléontologue par excellence du Musée d'Histoire Naturelle en Angleterre, qui par ailleurs est également un évolutionniste connu, affirme qu'aucune observation n'a jamais prouvé que la sélection naturelle pouvait causer l'évolution des choses:

"Personne n'a jamais produit une espèce grâce aux mécanismes de sélection naturelle. Personne n'a jamais pu s'en approcher et c'est sur ce point que la polémique se focalise dans le néo-darwinisme."1

La sélection naturelle soutient que les êtres vivants qui s'adaptent le mieux aux conditions naturelles de leur environnement vaincront et survivront, alors que ceux qui n'y arrivent pas disparaîtront. Par exemple, au sein d'un troupeau de cerfs sous la menace d'animaux prédateurs, ceux qui peuvent courir plus vite seront naturellement les survivants. Ceci est incontestable. En revanche, peu importe combien de temps ce processus continuera, il ne pourra pas transformer ces cerfs en d'autres espèces. Un cerf sera toujours un cerf.

La sélection naturelle peut-elle expliquer la complexité?

La sélection naturelle ne contribue en rien à la théorie de l'évolution. Car ce mécanisme ne peut jamais accroître ou améliorer l'information génétique d'une espèce, encore moins transformer une espèce en une autre; une étoile de mer en un poisson, un poisson en une grenouille, une grenouille en crocodile ou un crocodile en oiseau. Le défenseur le plus fervent de l'équilibre ponctué, Gould, évoque cette impasse de la sélection naturelle comme suit:
"L'essence du darwinisme réside en une seule phrase: la sélection naturelle est la force créative du changement évolutionniste. Personne ne nie que la sélection naturelle jouera un rôle négatif dans l'élimination du plus faible. Les théories darwiniennes exigent d'elles la création du plus fort également."2
 








La sélection naturelle est un mécanisme qui sert à éliminer les individus faibles au sein d'une espèce. Il s'agit d'une force de conservation qui préserve l'espèce existante de la dégénérescence. Au-delà de cela, elle n'a aucune capacité de transformer une espèce en une autre.





L'une des méthodes trompeuses employées par les évolutionnistes dans le cadre de la sélection naturelle est leur effort qui consiste à présenter ce mécanisme en tant que concepteur conscient. Toutefois, la sélection naturelle n'a pas de conscience. Elle ne possède pas une volonté capable de décider ce qui est bien et ce qui mauvais pour les êtres vivants. Par conséquent, la sélection naturelle ne peut pas expliquer les systèmes biologiques et les organes qui sont caractérisés par "une complexité irréductible". Ces systèmes et organes sont composés par la coopération de plusieurs parties et ne sont plus fonctionnels si l'une de ces parties est absente ou défectueuse. (Par exemple, l'oil humain ne fonctionne que s'il existe dans tous ses détails) Ainsi, la volonté qui regroupe toutes ces parties doit être capable d'anticiper le futur et d'opter pour un objectif bénéfique que l'on doit atteindre lors de l'étape finale. Puisque le mécanisme naturel est dénué de conscience et de volonté, il est incapable d'accomplir une telle tâche. Ce fait, qui démolit les fondations de la théorie de l'évolution, inquiétait également Darwin:

"Si la démonstration pouvait être faite que l'organe complexe existe sans avoir été formé par de nombreuses petites modifications successives, ma théorie ne tiendrait plus."3

La sélection naturelle n'élimine que le faible, le défiguré ou les individus les moins adaptés parmi une espèce. Elle ne peut pas créer de nouvelles espèces, de nouvelles informations génétiques ou de nouveaux organes. En bref, elle ne peut pas faire en sorte que les choses évoluent. Darwin avait accepté cette réalité en déclarant: "La sélection naturelle ne peut rien faire avant que les variations favorables n'aient lieu".4 C'est pour cela que le néo-darwinisme a dû élever les mutations à la hauteur de la sélection naturelle comme "cause des changements bénéfiques".
 

1.    Colin Patterson, "Cladistics", Interview avec Brian Leek, Peter Franz, 4 mars 1982, BBC.
2.    Stephen Jay Gould, "The Return of Hopeful Monsters", Natural History, vol. 86, juillet-août 1977, p. 28.
3.    Charles Darwin, The Origin of Species: A Facsimile of the First Edition, Harvard University Press, 1964, p. 189.
18
4.    Ibid, p. 177.
 


 







ARAIGNEE SAUTEUSE

 

Age: 50 millions d’années

Période: Eocène

Localisation: Pologne

Les araignées sauteuses se distinguent par leur méthode de chasse: au lieu de tisser une toile et d’attendre leurs proies, elles sautent pour les capturer. Leur capacité est si prodigieuse qu’elles peuvent sauter pour attraper un insecte volant dans les airs à une distance d’un demi mètre. Ce sont ses huit pattes fonctionnant sur les principes hydrauliques qui permettent à l’araignée d’effectuer de tels bonds.

Toutes les araignées sauteuses ont ce don depuis leur première apparition sur terre. D’aucune manière, elles n’ont pu l’acquérir progressivement. Elles furent créées avec, comme en témoigne ce fossile d’araignée sauteuse datant de 50 millions identique aux spécimens actuels.














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