Harun Yahya

L'Azerbaïdjan et l'Arménie seront amis, et l'Union Turco-Islamique sera certainement établie


L’Union Turco-Islamique qui sera établie en tant qu’union d’amour et d’amitié, inclura une vaste zone géographique s’étendant de l’Arménie à Israël, de la Lituanie à la Géorgie, de la Russie à l’Ukraine et du sein de l’Union Européenne jusqu’à la Chine. L’Union Turco-Islamique sera une union qui embrassera tout le monde, tous les pays présents dans la région y seront compris. Il ne convient pas aux valeurs morales islamiques, ni aux coutumes turques d’abandonner un pays tel que l’Arménie, qui est serré dans une petite zone et qui vit dans la pauvreté et la difficulté, au malheur et à la détresse. L’Union Turco-Islamique qui représentera le meilleur exemple de tolérance, de compréhension, d’amour et de protection décrit par Allah dans le Coran surveillera et protégera les gens de toute religion, toute race ou toute façon de penser ou de vivre dans ces frontières. Elle sera un moyen pour le salut de toutes ces communautés.

Les cercles qui ne veulent pas que la nation turque devienne une superpuissance qui dirigera le monde, qui veulent affaiblir la puissance des Turcs et à qui l’unification du monde Turco-Islamique déplait, cherchent à créer des conflits en incitant les sentiments d’inimitié et essayant de créer des divisions artificielles entre les communautés frères, comme ils l’ont toujours fait. Mais ces stratagèmes appartiennent à l'époque sombre des années 1800. Il est impossible pour ces provocations de réussir dans ce siècle, dans cette ère de l'amour, de la tolérance et de l’illumination par la lumière du Coran. Malgré les efforts de tous ces cercles, les Azéris, les Turcs, les Arméniens, les Russes et les sociétés vivant dans la région se réuniront d’une manière amicale et fraternelle, et une grande Union Turco-Islamique sera établie.

Evidemment, une mentalité qui n’est pas basée sur l’amitié ou l’amour, défend la supériorité raciale qui est absolument interdite selon la morale coranique et qui veut que les inimitiés anciennes continuent, ne pourra pas succéder ou établir l’unité désirée. Dans le passé, le Haut-Karabagh n’était pas la seule scène d’invasion, de guerre, d’injustice et de massacre dans la Caucase et dans les terres dans l'ex-Union Soviétique. L’ère soviétique était pleine de génocides des communautés turques musulmanes. A cette époque-là, on a fait couler le sang de millions de Musulmans ; les femmes innocentes, les enfants et les personnes âgées furent soumis aux massacres impitoyables, des dizaines de millions de gens furent exilés de leur terre et des millions d’autres ont perdu leur vie lors de ces migrations forcées. Comme on le sait, l’invasion du Haut-Karabagh où  des milliers d’Azéris furent martyrisés et des incidents tragiques ont eu lieu à Hojali, s’est produite sous le contrôle et avec le soutien de l’administration russe de l’époque. On estime que plus de 30 millions de gens furent envoyés aux camps de concentration entre les années 1928 et 1953 (à savoir la période de Staline). Plus de deux tiers de ces personnes à savoir au moins 20 millions ont perdu leur vie dans ces camps. La grande majorité de ceux-ci était des peuples turcs musulmans. Le coût en vies humaines de l’époque de Staline seule est le suivant :


L’exécution en fusillant des dizaines de milliers de gens et des otages qui furent emprisonnés sans jugement et le massacre de centaines de milliers d’ouvriers et de paysans qui se sont rebellés entre les ans 1918 et 1922.
 

La famine de 1922 qui a causé la mort à 5 millions de gens.
 

L’élimination et l’exil des Cosaques de Don en 1920.
 

L’immolation des dizaines de milliers de gens dans les camps de concentration entre 1918-1930.
 

L’élimination de 690.000 de personnes lors des Grandes Purges de 1937-1938.
 

L’exil de 2 millions de koulaks (les paysans russes) (ou des personnes qu’on a prétendu être koulaks) dans les années 1932-1933.
 

Six millions d’Ukrainiens furent laissés à mourir de faim lors d’une famine créée délibérément en 1932-1933.
 

1938 : 130 personnes innocentes furent fusillées et enterrées, dont la plupart consistait en Turcs Kirghiz. Cet incident fut connu dans l’histoire sous l'appellation du Massacre d’Ata-Beyit (le cimetière de nos pères) de Kirghizistan.
 

Des centaines de milliers de Polonais, d’Ukrainiens, de Baltiquais, de Moldaves et de Bessarabiens furent exilés, premièrement entre les années 1939 et 1941 et ensuite entre les années 1944 et 1945.
 

L’exil des Allemands du Volga en 1941.
 

L’exil en masse des Turcs de Kalmyk en 1943.
 

L’exil en masse des Turcs de Karachay en 1943.
 

Dans les années 1943 et 1944, le régime soviétique a forcé environ 1,5 million de gens, constitués des Karachais, des Malkars, des Tchétchènes, des Ingouches, des Kalmyks, des Tatars Criméens et des Turcs Mesketiens à l’exil à des milliers de kilomètres au loin de leurs propres terres, principalement en Sibérie et au Kazakhstan, sous prétexte qu’ils avaient collaboré avec les ennemis lors de la deuxième Guerre Mondiale. Environ 600.000 de ces gens ont perdu leur vie sur le chemin ou dans les camps.
 

En 1944, tous les Turcs Criméens qu’on a oublié d’exiler du village d’Arabat ont été embarqués dans un ancien bateau. Lorsque le bateau est arrivé au milieu de la mer, les écoutilles du bateau ont été ouvertes et les Turcs de Crimée ont été laissés à se noyer.
 

L’exil d’Akhaltsikhé : Lors de la Deuxième Guerre Mondiale, Staline a  ordonné de prendre les jeunes Turcs d’Akhaltsikhé de leur maison par force afin de les enrôler à la guerre contre les Allemands. Il a ensuite donné l’ordre, pour le reste des gens, d’en  faire remplir les trains et de les envoyer en  l’exil. 20.000 d’entre eux ont perdu la  vie lors de ) l’exil en raison du froid, de la famine, de la maladie et de la suffocation.
 

A partir de la deuxième moitié du 19ème siècle, premièrement, le gouvernement tsariste et ensuite le régime soviétique ont utilisé presque tout le pétrole azerbaïdjanais et ont laissé le peuple azerbaïdjanais avec seulement une quantité suffisante pour satisfaire leurs propres besoins, voire moins.
 

La répression soviétique sur la langue, la culture et l’histoire nationale azerbaïdjanaises a continué jusqu’aux années 1970 et 1980.
 

L’éducation athée a continué dans les écoles azerbaïdjanaises jusqu’à la fin des années 1988, comme il est le cas dans les autres républiques turques.
 

A l’époque d’ Aboulfaz Eltchibeï, le régime de Moscou qui ne désire pas être privé des revenus de pétrole et du gaz naturel, a  secrètement commencé à inciter les Arméniens, et comme résultat  à ceci, environ 250.000 Azerbaïdjanais furent forcés à quitter l’Arménie.


La Russie, qui a impitoyablement massacré des trains pleins de Turcs de l’Akhaltsikhé (Ahiska), a tué des milliers de Turcs Kirghiz et les a enterrés dans des charniers. Ils ont interdit les drapeaux des républiques turques, les ont empêchés de parler leurs propres langues et de pratiquer leur religion. Ils ont fermé les mosquées et exilé les leaders religieux et  ont fermé les yeux sur les massacres ayant lieu dans le Haut-Karabagh. Aujourd’hui, la Russie entretient des relations très bonnes et étroites avec l’Azerbaïdjan, et il est naturel qu’il soit ainsi. La morale islamique nécessite qu’on laisse derrière les événements vécus dans le passé, que les inimitiés prennent fin, que les fautes soient pardonnées et que les gens veulent le meilleur pour les autres. Si ce qui s’est passé dans le passé était porté à l’ordre du jour, alors il ne serait jamais possible d’établir de bonnes relations entre l’Azerbaïdjan et la Russie. Le fait est que ce n’est pas le gouvernement russe actuel qui est responsable du massacre et de l’exil qui a eu lieu à l’époque soviétique. Les habitants parfaits de la Russe, ne sont pas responsable des méfaits des anciens gouverneurs russes. Nous les traitons avec amour et affection et nous les voyons comme amis. Par conséquent il est juste pour l’Azerbaïdjan d’établir de bonnes relations avec le présent gouvernement russe. Il n’y a aucune raison pour que de bonnes relations similaires ne soient pas établies entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. L’Azerbaïdjan qui a pardonné le massacre des millions de Turcs musulmans aux régimes russes précédents, montrera bien entendu la haute morale en pardonnant aussi les erreurs commises par l’Arménie dans le passé.

Il faut rappeler encore une fois que les Arméniens font partie des Gens du Livre. Tout comme les autres états qui prendront leur place sous l’égide de l’Union Turco-Islamique, tels que les Russes, les Israéliens, les Géorgiens, les Ukrainiens. Les Musulmans ont la responsabilité de traiter les Gens du Livre avec amour et affection. Ils nous sont confiés par le Prophète Jésus (psl) et le Prophète Moïse (psl). Cet héritage  a été préservé de la meilleure manière, primairement à l’époque de notre Prophète (pbsl), des quatre califes, des Empires seldjoukide et ottoman. Aujourd’hui c’est l’Union Turco-Islamique qui protégera le mieux cet héritage. Ceux qui veulent que les Turcs restent fragmentés, ceux qui répugnent à voir le monde Turco-Islamique uni et ceux qui veulent exciter des inimités artificielles contre la nation turque oublient tous ces faits. Cependant la nation turque est bien consciente de ceux-ci et possède une prévoyance puissante qui l’empêchera de tomber dans ces pièges. L’Union Turco-Islamique sera bientôt établie, et tout comme il était le cas lors de l’Age de Félicité, l’Union Turco-Islamique illuminera de nouveau la terre avec la lumière du Coran, l’amour d’Allah, et avec amour et compassion.

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