Harun Yahya

Le système impeccable qui régule la tension artérielle


 

Au moment où la pression artérielle chute, un système impeccable dans votre corps passe à l'action. De même que les détecteurs de fumée sont spécialement conçus pour reconnaître les particules émises par le feu, ce système d'"alarme" entre en fonction seulement quand il y a une baisse de la pression artérielle.

Une pression artérielle faible pourrait provoquer une situation très dangereuse. Par conséquent, dès qu’une telle baisse est détectée, une série de mesures doit être prise pour faire remonter à nouveau cette pression artérielle. Ces mesures peuvent être détaillées comme suit:

1. Les vaisseaux sanguins doivent être resserrés (ceci aura pour effet d’augmenter la pression artérielle, de la même manière que l'eau surgit sous une pression élevée quand le tuyau d'arrosage est pressé).

2. Une plus grande quantité d'eau doit être absorbée par les reins pour ensuite être libérée dans la circulation sanguine.

3. Il faut faire en sorte que l'individu boive de l'eau aussi rapidement que possible.

Mais comment tout cela se produit-il ? Il a déjà été prévu un autre système incomparable dans les profondeurs du corps humain.  

Dès que la pression artérielle (ou la quantité de sodium dans le sang) baisse, certaines cellules des reins sont informées de cet état. Ces cellules qui donnent le signal d’alarme sont les cellules juxtaglomérulaires (JGA), lesquelles sécrètent une substance spéciale appelée rénine7 (Figure 40).

La façon dont ces cellules arrivent à déterminer que la pression artérielle ou les quantités de sodium ont baissé est un miracle en soi. Mais encore plus intéressant serait-ce de savoir comment s’effectue la sécrétion de rénine par ces cellules ?  Parce qu’il s’agit là de la première étape d'une longue chaîne de production.  

Dans le plasma sanguin, il y a une protéine qui n'a normalement aucun effet lorsqu’elle circule dans le flux sanguin. C'est l'angiotensinogène, qui elle, est synthétisée dans le foie. Ici commence la première étape d'un plan tout à fait impressionnant. C'est que l'angiotensinogène et la rénine – qui n'ont aucune utilité individuellement ni en elles-mêmes seules – ont été spécialement conçues pour se combiner l’une avec l’autre, de la même manière que les composants d'une machine sont souvent conçus de manière à ce qu’on puisse les relier les uns aux autres (Figure 41).

Un autre point ici nous invite à la réflexion – et à l'étonnement. Les cellules rénales (du rein) et les cellules du foie sont très éloignées les unes des autres dans le corps. Comment est-ce qu’en produisant une enzyme (la rénine) à partir de cellules d’un organe donné (rein), il se trouve un autre organe (foie) très distant qui produit lui une protéine (l’angiotensinogène) complémentaire à cette enzyme – et comment est-ce que ces deux protéines deviennent mutuellement complémentaires? Il est certainement impossible que cela se produise par hasard comme les évolutionnistes voudraient nous le faire croire. Nul doute que chacune d'elles a été créée sous l'inspiration d'Allah Tout-Puissant.

La rénine modifie la structure de l'angiotensinogène à la suite de laquelle une molécule toute entière émerge – l'angiotensine I (Figure 42).

Rénine + Angiotensinogène = Angiotensine I          

Mais cette molécule nouvellement produite n'a aucun effet parce que la chaîne de production n'est pas encore terminée. Une enzyme du nom d'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) se trouvant dans les poumons et servant uniquement à décomposer l'angiotensine I entre maintenant dans l'équation. Sous l’action catalysant de cette enzyme, l'angiotensine I se transforme encore en une molécule différente, l'angiotensine II (Figure 43).

Angiotensine I + enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) = Angiotensine II

Encore une fois, nous avons besoin de prendre du recul et de réfléchir. Deux différentes molécules produites par le rein et les cellules du foie sont entrées en réaction donnant ainsi naissance à une nouvelle molécule. Les cellules pulmonaires, qui sont totalement étrangères au rein et aux cellules du foie, produisent une autre enzyme (ECA) qui se combinera parfaitement à cette nouvelle molécule (Angiotensine I). En outre, elles produisent cette enzyme (ECA) longtemps avant que les molécules en question se soient combinées. Mais comment les cellules pulmonaires produisent-elles l'enzyme la plus appropriée pour un évènement qui n'a pas encore eu lieu – et se lient à une substance qui n'a pas encore été fabriquée? Comment connaissent-elles la formule d'une enzyme  capable de catalyser la réaction de conversion d’une molécule en une autre? Nul doute que c'est Allah, l'Immensément-Grand, Qui inspire cette connaissance aux cellules pulmonaires.   

L'angiotensine II a deux fonctions vitales :

·       d'abord, assurer la constriction des vaisseaux sanguins. L'angiotensine II stimule les muscles autour des vaisseaux sanguins et établit le mécanisme qui permet la contraction – c’est là encore une autre preuve de la création parfaite. Les muscles sont ainsi contractés, le diamètre des vaisseaux sanguins est réduit et la pression artérielle est augmentée. C'est le premier résultat voulu.

·       Le second devoir majeur de l'angiotensine-II est de provoquer la stimulation et la libération d’une hormone miraculeuse, l'aldostérone. Lorsque l'angiotensine II atteint les cellules surrénales, elle leur ordonne de sécréter l'aldostérone. C'est encore une preuve supplémentaire de la nature parfaite du dessein divin dans la Création, parce que l'aldostérone agit sur les reins, les faisant réabsorber l'eau de l'urine et libérer cette eau à nouveau dans la circulation sanguine. De cette manière, le volume de sang va augmenter de même que la pression artérielle, ce qui est le second résultat désiré (Figure 44).

L'angiotensine II, produite à la suite du fonctionnement complémentaire des reins, du foie et des poumons, a une autre fonction très importante : celle de stimuler l'action d’une région spéciale du cerveau appelée "région de la soif".

Cependant, il y a un obstacle majeur faisant face à l'angiotensine II. C'est en raison du fait qu'il y a un système très sélectif qui rend le passage du sang vers le tissu cérébral difficile pour protéger le cerveau, système appelé barrière hémato-encéphalique. Mais il y a un ou deux points dans le cerveau où ce système n'est pas présent, l'un d’eux étant le "centre de la soif". Grâce à cette création spéciale, le centre de la soif est stimulé et l'individu montre une forte envie de boire8 (Figure 45).

Les substances produites par la coopération des reins, des poumons et du foie sont combinées d'une manière régulière selon un plan remanié, ce qui assure la sécrétion d'une hormone qui provoque une augmentation de la pression artérielle. Pour atteindre cet objectif, les cellules des reins, des poumons et du foie doivent unir leurs forces et établir une coalition.  

Lorsque la pression artérielle diminue, cette collaboration d'organes doit enquêter sur ce qui doit être fait. Puis, à la suite de cette enquête, la coalition doit se prononcer sur la solution idéale qui est celle de réduire le diamètre des vaisseaux sanguins et d'assurer également la sécrétion de l'hormone aldostérone.

Puis, ces organes doivent coopérer à nouveau pour effectuer de longues recherches et analyser les anatomies et systèmes de fonctionnement des glandes surrénales et des cellules musculaires autour des vaisseaux sanguins. Ils doivent ensuite déterminer un projet moléculaire permettant de contracter ces vaisseaux et produisant une formule miraculeuse d'angiotensine II qui stimulera les glandes surrénales afin qu’elles sécrètent l'aldostérone.  

Le dernier travail qui doit être fait est de déterminer comment cette molécule finale doit être produite. Au cours de la phase de production, chaque organe doit assumer une responsabilité. Les devoirs doivent être répartis selon un plan en trois étapes dans le cadre du plan de production déjà établi à l'avance. Les cellules rénales doivent décider de produire la rénine, les cellules du foie, de produire l'angiotensinogène et les cellules pulmonaires, de produire l'ECA ; et le devoir de distribution sera ainsi rempli. Finalement, le processus arrivera à son terme et les cellules se doivent de retourner à leur emplacement d'origine (Figures 46 et 47).

Chaque partie de ce système regorge de merveilles appelant à un examen plus approfondi. Chaque cellule du corps humain a été créée pour une tâche particulière, équipée d'attributs spéciaux et spécialement placée là où elle a besoin de mieux accomplir sa tâche. Notre Seigneur a créé tous les évènements qui ont lieu dans le corps humain et chaque détail dans ce corps n’est juste qu'une des preuves de Sa connaissance infinie.

Comme Allah Tout-Puissant l’a révélé dans le Coran:

« Ce qu'Allah accorde en miséricorde aux gens, il n'est personne à pouvoir le retenir. Et ce qu'Il retient, il n'est personne à le relâcher après Lui. Et c'est Lui le Puissant, le Sage. »  (Sourate Fatir, 2)

 

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